
Dans la méthode 20 Minutes Par Mois, on parle de Cashflow N1 et de Cashflow N2.
Ces mots peuvent paraître techniques, mais l’idée est simple : avoir deux lectures complémentaires de ta situation financière.
Pas pour te juger. Pas pour te comparer. Pas pour te dire que tu devrais vivre autrement.
Juste pour mieux comprendre ce qui se passe avec ton argent.
Le Cashflow N1, c’est la lecture la plus directe.
Il répond à une question simple : une fois tes revenus encaissés et tes dépenses payées, est-ce qu’il reste quelque chose ?
La formule est volontairement simple :
Revenus mensuels - dépenses mensuelles = Cashflow N1
Si ton N1 est positif, cela signifie que ton mois dégage une marge.
Si ton N1 est proche de zéro, cela signifie que ton équilibre est fragile.
Si ton N1 est négatif, cela signifie que ton mois consomme plus que ce qu’il fait entrer.
Ce n’est pas un jugement moral. C’est une photo.
Et une photo sert d’abord à voir clair.
Le Cashflow N2 est une autre lecture.
Il ne dit pas seulement : « combien il reste ? »
Il cherche à comprendre quelle part de tes revenus vient de sources qui ne dépendent pas directement de ton travail actif du moment.
Cela peut être, selon les situations :
Le Cashflow N2 ne veut pas dire “être riche”.
Il ne veut pas dire “ne plus travailler”.
Il mesure simplement une forme de dépendance ou d’indépendance vis-à-vis du travail actif.
Parce que deux personnes peuvent avoir le même Cashflow N1, mais pas du tout la même situation.
Exemple simple.
Une personne gagne 2 500 € par mois, dépense 2 300 €, et garde 200 €.
Son Cashflow N1 est de 200 €.
Une autre personne garde aussi 200 €, mais une partie de ses revenus vient déjà de loyers, d’une pension ou d’un revenu récurrent indépendant de son temps de travail.
Le N1 est le même. Mais la structure de la situation n’est pas la même.
C’est là que le N2 apporte une lecture supplémentaire.
Un salarié peut avoir un bon N1, mais un N2 très faible. Ce n’est pas un problème en soi. Cela signifie simplement que sa sécurité dépend surtout de son emploi.
Un indépendant peut avoir un N1 variable et un N2 presque nul. Dans ce cas, le sujet principal peut être la régularité des revenus et la trésorerie de sécurité.
Un retraité peut avoir un N2 important si ses revenus viennent principalement de pensions régulières.
Un bailleur peut avoir un N2 lié aux loyers, mais avec des risques : vacance locative, travaux, impayés, fiscalité.
Un créateur d’entreprise peut chercher à transformer progressivement son travail actif en revenus plus récurrents, mais cela demande du temps, du capital, de l’incertitude et souvent beaucoup d’efforts.
Chez 20MPM, le Cashflow N2 n’est pas une injonction à devenir rentier.
Tout le monde n’a pas envie d’investir, de louer un bien, de créer une activité ou de prendre plus de risque.
Et c’est parfaitement respectable.
Développer son N2 peut donner plus de latitude d’action, mais cela implique souvent des choix : immobiliser du capital, accepter de l’incertitude, apprendre de nouvelles choses, ou gérer de nouvelles contraintes.
L’objectif n’est donc pas de dire : “il faut absolument augmenter ton N2”.
L’objectif est plutôt de savoir où tu en es.
Le Cashflow N1 montre ce qu’il reste entre tes revenus et tes dépenses.
Le Cashflow N2 montre la part de revenus disponibles qui ne dépend pas directement de ton travail actif.
Le N1 aide à comprendre ton équilibre mensuel.
Le N2 aide à comprendre ta dépendance au travail, ta sécurité et ta latitude d’action.
Ces deux indicateurs ne servent pas à te juger. Ils servent à mieux lire ta situation.
Et quand on voit plus clair, on décide mieux.
Avec 20MPM, tu peux suivre ton Cashflow N1, ton Cashflow N2 et ton patrimoine dans un référentiel simple, sans jargon et sans jugement.

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